top of page
  • nathalie gonzalez

La sexologie... kesako?

Dernière mise à jour : 16 sept. 2022

La santé sexuelle

En consultation de sexologie comme dans toutes les consultations on parle de santé. Il sera donc question de santé sexuelle.

L’OMS définit la santé sexuelle comme un état de bien être physique, émotionnel mental et social en matière de sexualité, ce n’est pas seulement l’absence de maladie de dysfonctionnement ou d’infirmité.

La santé sexuelle n’est donc pas un sous-sujet dont il ne serait pas vraiment utile de s’occuper. Cet aspect important de nos vies contribue largement à l’équilibre personnel et relationnel et les difficultés qui s’y rencontrent peuvent impacter de nombreux domaines.

Pourquoi consulter?

Il existe différents motifs qui poussent les personnes à consulter en sexologie. Les plus classiques sont les difficultés sexuelles comme les douleurs, le vaginisme, les troubles du désir, les difficultés d'érection et d'éjaculation. Parfois il s'agit juste d'un besoin d'être rassuré.e ou de questionnements sur son fonctionnement. Enfin il peut y avoir besoin d'un accompagnement lorsque la sexualité ne va plus de soi en lors de périodes particulières : début de la parentalité, maladie, vieillissement...

La sexologie

Même si les personnes consultent en général avec un motif précis de difficulté il est nécessaire de considérer la situation de manière globale, au delà du symptôme isolé car une même difficulté n'aura pas le même impact et ne sera pas vécue de la même façon chez tout le monde.

Il sera donc nécessaire de comprendre ce qui se joue dans notre tête, dans notre corps, dans nos émotions, dans notre relation. Car c’est bien tous ces éléments là qui entrent en jeu quand on fait l’amour !

Dans la tête on se demande si on est normal.e, on essaye de faire ce qu’on pense devoir faire, ce sont les normes sociales qui varient selon les familles, les cultures, les groupes sociaux… Réfléchir à ce qui nous influence et peut être prendre de la distance avec certaines notions qui ne nous aident pas est déjà un bonne étape. Notre corps réagit parfois plus qu’on le voudrait, parfois moins, parfois pas au bon moment, parfois trop vite, parfois pas assez, parfois pas comme avant... Que faire de tout ça ? Comprendre comment notre corps fonctionne et ce qui l’influence est aussi une étape importante vers une meilleure santé sexuelle.

Ensuite les émotions viennent jouer dans la partie, les inquiétudes, la culpabilité, l’agacement entravent le processus alors que la joie favorise le plaisir.

Enfin la qualité de la relation aura un impact important : comment on communique, la confiance et le respect que l’on se porte... Mais cela concerne aussi les habitudes, les pratiques sexuelles, dans quel ordre et comment on fait les choses, quel est notre script sexuel.


La sexothérapie

Une fois l’évaluation faite et le diagnostic posé la prise en charge sera au carrefour entre la psychologie, le travail du corps et des émotions, les aspects médicaux et la dynamique de couple.

Concrètement on démarre par une mais souvent deux voire trois séances d’évaluation. Il s’agit d’exposer ce qui vous amène et d’évaluer les différentes dimensions de la sexualité évoquées plus haut. Un diagnostic sexologique pourra être posé, même si ses éléments doivent rester souples et peuvent être réévalués en cours de route.

Parfois l’évaluation sera plus pertinente si elle est complétée par un examen médical. Cela est possible si la profession de base du sexologue le permet, en l’occurrence en tant que sage femme j’ai la compétence pour le réaliser mais uniquement pour les femmes. Dans tous les cas cela reste une proposition et chacune est libre bien entendu. Pour les hommes si un examen est nécessaire il faudra voir son médecin traitant ou un urologue.

Les séances suivantes seront un équilibre entre des temps de discussion et des temps de travail corporel.

La discussion portera sur les différents aspects à aborder comme les inquiétudes, les problèmes relationnels, le contenu de la sexualité et des explications si nécessaires.

Le travail du corps sera axé selon les besoins discernés jusque là sur des exercices de respiration pour la gestion des émotions, une prise de conscience et une modulation des tensions musculaires qui entrent en jeu dans la sexualité. Bien entendu ces exercices en eux même n’ont rien de sexuel et se font habillés mais ont pour but d’améliorer la prise de conscience du relâchement et des tensions musculaires et la focalisation sensorielle. Cette appropriation de son corps et de ses sensations sera ensuite naturellement bénéfique à la sexualité.


Parfois une ou deux séances suffisent et le fait de trouver un espace où aborder sa sexualité permettent de voir plus clair et il n’y a pas besoin de thérapie, il s’agit plutôt de conseil en sexualité.


Quelques précautions

Malheureusement la profession de sexologue n’est pas réglementée comme les professions de santé officielles.

Par conséquent n’importe qui peut se déclarer sexologue ou sexothérapeute sans aucune formation.

Il semble plus sûr de consulter une personne qui a déjà une profession réglementée au départ ce qui garantit une approche qui respecte la déontologie et le secret médical. Ceci dit même pour les professionnels de santé l’apport en sexologie n’est pas du tout suffisant dans les études de base.

La formation la plus complète est le diplôme universitaire en sexologie ou sexualité humaine qui dure trois ans, est sanctionné par des passages d’examens chaque année et comporte la rédaction d’un mémoire.

Il est ouvert aux professions de santé règlementées donc en plus des sages femmes cela peut concerner les psychologues, médecins, infirmiers, kinésithérapeutes mais aussi les conseillers conjugaux et familiaux. Pour autant même ce diplôme est utilement complété par d’autres formations pour acquérir les compétences nécessaires avant de réaliser de la sexothérapie. C’est pourquoi avant de consulter il est conseillé de vérifier les diplômes et formations car sur les les sites de rendez vous en ligne il est fréquent que la compétence en sexologie soit citée alors qu’il n’y a pas eu de de formation sur le sujet.


Sautons le pas!

Une fois ces précaution prises, que ce soit seule, en couple ou en alternance selon les séances, pour un petit point ou un long accompagnement, si vous ressentez le besoin d'aborder votre santé sexuelle rencontrer un.e sexologue ici ou ailleurs est peut être une démarche à envisager.

En effet même s’il peut être difficile de franchir le cap un grand soulagement est vécu la plupart du temps car il existe peu d’espace pour aborder ce sujet tabou et pourtant important qu’est la sexualité.
48 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout
bottom of page